Ran 7

Règles en son


9/8/20 – Règles d’unicité

La règle de l’homothétie : Tout individu (monotype) est homothétique par rapport à l’unité (feuille) dont il est issu.

*Tout son possède la même courbe que l’ensemble (symphonie)(la pièce sonore) des courbes jouées ensemble. Seule la durée change


La règle du bloc visible : L’entièreté de la pièce doit être vue comme un bloc de la position primaire d’observation. La masse des individus présentés doit être vue comme une seule chose (Une et indivisible).

*La symphonie entendue de la position primaire d’écoute ne comprend aucun silence. À contrario en se plaçant latéralement des espaces de silences se font entendre (une discontinuité) à mesure que le vide entre les rangs de monotypes apparaissent.


Règles de franges : Ne peuvent être visibles que le bords frangés des individus. Partout.


Les règles économes :


Économie de rangs : L’organisation du bassin d’accueil se fait en optimisant l’espacement des lignes de façon à occuper la plus grande surface possible sans vide visible et avec le minimum d’individus utilisées. La mise en place se fait de la position primaire d’observation. Plus il y a d’espaces vides discrets plus l’occupation est efficace.


Choix de l’inclinaison : L’inclinaison des individus influe sur le nombre de rangs. Si l’on s’éloigne de la position primaire d’observation et si l’on redresse graduellement les individus alors ils cacheront de plus en plus de surface vide du fait de la parallaxe. C’est le phénomène inverse lorsque l’on s’approche de la position primaire d’observation. Ce principe influe directement sur celui de l’économie des rangs; il répond à la règle des blocs visibles.

*Le volume (ou la hauteur de son?) de la pièce sonre est influencé par la position et le déplacement de l’auditeur.


Surface de tuilage : La surface de tuilage entre deux individus doit être réduite au minimum avec comme raison préalable la solidité de l’assise et la discrétion des vides visibles entre eux. Les individus groupés occupent autant d’espaces qu’ils le peuvent mais ne sauraient mettre en péril la solidité de leurs corps ainsi formé et risquer un effet domino, un trou de lumière ou d’obscurité.
Nota : Il possible et envisageable que le tuilage se fasse sans contact, qu’à l’instar des rangs un espace discret soit entre deux individus. Pour conserver l’aspect lisse de l’assemblage en restant à la position primaire d’observation il faut alors imaginer un agencement dont le vide se trouve sur z, dans la profondeur tandis que la zone de tuillage prise sur x reste la même voir légèrement supérieur du fait de la parallaxe.

38 Comments

  • Symphonie….dur…apport sonore..pièce sonores…le son!

    Le découpage en fréquence est encore à réfléchir…
    Fréquence/couleur
    Fréquence/emplacement
    ….

    Je pense que le volume doit être plutôt stable et englobant…jamais trop fort ou seulement lors des improvisations…mais en phase ‘installation’ (avec visiteurs)plutôt constant avec peu de variations de volume sonore.

    Si on imagine une interaction entre le pièce et les visiteurs ne faudrait-il pas imaginer une amplification multiple donc aux casques ?

    • Ok pour le vocabulaire ! Noté et d’accord.

      Je te propose des pistes pour le son en rapport avec les éléments d’ici demain aprem.

      Je pense aussi à un rendu au casque. Que ce soit pour un « concert » ou une « installation »

  • Le truc,que j’aimerai c’est que toi tu puisses jouer des sons avec la lumière et moi bouger la lumière avec les sons comme une sorte de jeu ou on pourrait se neutraliser où s’´harmoniser’ plus ou moins …

    • Oui bien sûr on va chercher une intrication des deux (pour pouvoir jouer ensemble). Je me demande si sur la partie « installation » on pourrait imaginer un truc comme le thérémine, où les déplacements seraient la cause des variations (son et couleur) et entre elles… je sais pas sur 2 axes x=ondes lumières y=ondes sonores…

      • Et je n’oublie pas avant de commencer la lecture ce fait :
        Alors que l’association des notes mêlées créée un accord, discernable comme composé le mélange des couleurs crée une nouvelle couleur dont les éléments sont eux indiscernables (sauf par moi qui suis trop balèze)…

  • Les déplacements :visiteurs seulement face à la pièce picturale (avant arrière droite gauche)

    Je sais pas si l’interaction des visiteurs vis à vis de leur déplacement est pertinent….(Beaucoup vu ..non?)
    Un truc aléatoire me semble tout aussi bien!

      • Je vois, mais l’aléatoire me semble aussi limité, passif. J’aimerai que le poids du spectateur, sa présence, un truc influe sur l’ensemble. Les deux ? Lui laisser un choix ? Spectateur ou acteur…
        En laissant des commandes numériques (il peut faire ce que l’on va faire= changer la lumière et le son) ?

          • En revenant sur ce qui a été dit plus haut on peut envisager ceci :
            Ce qui peut changer pour l’auditeur c’est sa position de spectateur.
            La V.R. est sonore (casque).
            Si il (le spectateur) est par exemple face à la pièce plastique il verra un espace uni constitué de milliers de papiers et entendra un son continu composé d’autant de sons.
            S’il se déplace et qu’il se trouve par exemple sur le côté alors il verra, de profil, quelques rangs espacés et fuyants. Le son entendu sera discontinu (espaces), « distordu » (en fonction de la perspective), et composé d’autant de sons que de papier que ce point de vue le lui permet.
            La composition générale (sonore et visuelle) peut être aléatoire ou écrite. Le monde ne change pas c’est seulement la perception que nous en avons qui varie selon la position que nous occupons…

  • Alors si le visiteur en au centre il va entendre la multitudes de fréquences ce qui revient à écouter un bruit blanc …c’est là qu’une composition ou prise de son peut être envisagée puis lors du déplacement une sorte de fade out arrivera et laissera place aux différentes sinusoïdes en rapport aux couleurs et aux différentes structures de la pièce(discontinu si trou etc)

    • Avec une configuration telle que déjà faite il ne peut aller au centre seulement se déplacer autour de l’espace, à voir, intéressant. Ça supposerait une pièce avec un point de vue « primaire »(idéal pour tout voir et sans discontinuité) très loin, un espace très grand.
      J’aime bien ce que tu prévois. Si la lumière interfère sur le son et vice et versa ça va être la guerre ! Le chaos entre nous… trouver un jeux d’équilibres.
      Je me pose une autre question qui est elle sur la partie micro (là on évoque le macro) :
      -Si un monotype = un son alors des milliers de sons, c’est gérable, tu moduleras par « zones »?

  • Ne pas oublié de parler des sons que tu as pris au Japon, tes Field recording comme on dit c’est très branchouilles ça dans le milieu!
    (Je les ai tous écouté !bon boulot)
    Il nous servirons pour la compo!!!

  • Pour les milliers de sons,l’Ircam est là pour y répondre !!!
    Mais en soit ce ne sera pas des milliers de sons juste
    De simple fréquence… ça pèse pas lourd!
    Oui vraiment les ambianceS sont fortes sur tes prises de son Je pense que que ça peut faire de belle matière!
    Là je suis au boulot!

    • Ok ! On en recause demain. Passe une bonne nuit de boulot. Tu me diras à quel moment on peut se joindre en direct, d’ici là j’essaye de clarifier et de poser des éléments…
      La bise

  • On peux aussi penser la composition comme matière première et les une recomposition lié au déplacement…
    Plusieurs programmeS peuvent être mise place!?

  • Ok je crois que je vois où tu veux en venir. Je pars là dessus ce soir. Premièrement l’interaction son / Lumière sur l’espace « Ran » et qui habite aussi en dehors.

    • J’ai l’impression que nous ne sommes pas en phase sur le « corps » de base, celui sur lequel et à partir duquel les variations vont s’effectuer.
      Le corps de base est constitué de milliers de monotypes qui forment des rangs.
      Chaque monotype a un son qui lui est propre et qui est localisé.
      Ma question est quelle est la nature de ce son : composé ? issue d’enregistrement (ceux du japon par ex)?, crée par un algorithme à définir (un scan donne un son par rapport à ses couleurs, son organisation, son contraste etc…)?
      La lumière varie, la couleur varie donc chaque son également (à définir comment) et vice et versa (en direct sous notre influence ou en continue arbitrairement ou de part une composition que nous auront crée)
      Le spectateur est libre de se déplacer. Il peut ainsi voir q’une partie de la pièce ou toute la pièce, découvrir des espaces discrets (le vide entre les rangs), voir le « dos » de la pièce etc…
      Le spectateur est auditeur également. Le casque audio reproduit « sonorement » ce qu’il voit, partie ou tout, vides et plein, déformations dues à la perspective etc…

      • Mais peut-être pense tu à un dispositif qui continue ce que nous avons déjà fait en allant plus loin, en introduisant « une dualité-liée » entre l’action sur le son et l’action de la lumière.
        Partons de la projection avec un VP/lumières théâtre et des jeux de sons. Oublions la particularité de chaque monotype. On agit sur du « global » comme au Verso.
        Ajoutons un lien entre mon logiciel de contrôle et ta sortie son; comme abordé au Verso mais en plus élaboré.
        On aura paramétré et codifié une intrication entre le son et la projection ainsi si je change la couleur alors le son change et si tu module le son la projection s’en trouve également changée. En jouant chacun notre tour il n’y a pas de conflit. Ensemble on va rigoler.
        C’est plus comme ça que tu le vois ?

  • Il y a mille et une façon de réaliser cela…
    Là le plus gros soucis c’est que tout peut être fait avec les apports de l’ircam …
    Ou veux tu amener le visiteur,veux tu l’amener quelque part?
    On multiple les process ou on essai de rester sur un idée très simple mais efficaces?
    Une autre idée : et si c’était les yeux du visiteur que réaliseraient le travail (macro/micro )
    Putain c’est vaste!!

    • Oui c’est vaste ! Les possibilités se percutent !
      Imaginant l’Ircam capable et la voyant désireuse des trucs les plus fous peut-être devrions nous y aller, si tant est que l’on parvienne à se décider et à s’expliquer !!!!!!
      Nous avons deux grandes directions :
      – Continuer ce que nous avons abordés en améliorant, affinant le « côté logiciel », l’interaction entre nos deux mondes et actions.
      -Définir une grammaire son / espace / lumière… là je te propose de partir sur les « règles » du Ran 7 : je suis en train de détailler l’article pour que ce soit plus clair et que tu puisse juger…

    • Finalement je me dis que la seule action du spectateur sera dans le choix de regard et d’écoute. Le dispositif lui permettra de focaliser, distordre selon les points de vue. L’expérience est individuelle.

  • Merci pour les règles!
    C’est plus claire comme ça!
    Effectivement seul le visiteur est maître de la pièce comme pour un simple tableau.
    A savoir si les spectateurs sont plusieurs :leurs nombreS jouent ils sur la composition lumineuse et musical.
    Dans ce cas le casque est il nécessaire?
    L’ombre des visiteurs est elle le silence ?

        • Sur la vidéo tout en bas de la page sur le papier (l’expo « Bite » à l’atelier de Jean-Antoine à partir de 5’49 » tu as tous les monotypes de cette pièce qui défilent, peut-être ça t’aidera pour qu’on trove les « règles de particularité » d’empreinte sonore de chaque…

          • Ok
            Je veux dire:
            chaque monotype est associé à un son.
            Il faudrait que chaque monotype diffuse un son à cette emplacement et seulement la!
            4000 monotypes donc 4000 sons placé selon tes envies …
            Ombre sur monotype pas de son Ou …peut de lumière peu de son…
            J’essai d’exprimer la possibilité dés mouvements sonoreS de la pièce..

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